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Césaire et moi Rating: ★★★★★ (5/5) |
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Le bruit qui court Le bruit qui ment Le bruit qui somnole Le bruit qui brûle Le bruit qui s’excuse Le bruit qui s’exprime Annonçait des pâturages À capturer la mort Lassés de nous-mêmes comme une oligarchie qui se retire La mort pas à pas dans son mouvement insoupçonné La mort précipitée dans son dernier souffle Son dernier volcan Par les coqueluches de la saison endeuillée Jetée dans les cartouches des traces à venir La mort dans sa grandeur survole le drap nocturne Mes angoisses dilatées – rejetées sur le monde Par le vent – le verbe fleuri le ciel dans sa demeure et mes cris Sur la côte Les bruissements de la terre ivre au seuil des sillons graffitis J’appelle tous les baisers féroces d’hier à faire LIENS De tous les reliquats rapportés Et la mort – la mort mon baiser frais et nostalgique Comme une montagne en équilibre Sa bravoure à son sommet de crachat Moi que le vent délie sur les murs de la tolérance Et mes élans dans l’audace avec des ailes de tempêtes Dans un trou à serpent bicéphale Reviens mort dans ta toge virile Assis près du square Je pose mes poussières De tous les tourbillons trahis Car ma patience un train de cartes horizontales Voici l’heure pour mon pays où les averses de la pluie me serrent Autour du feu Allégresse du soleil qui s’impatiente dans son kilomètre de sang Le sang renouvelé Vient sur les ombres porter le voile des soliloques Ombre qui gouverne le puits de l’indifférence Mon allégresse au souvenir de cette mort mon sursaut tendre Que je redise l’incarnation le ciel à grande joute interminable Pour la mort mon baiser héroïque Pour la mort mon déguisement royal à porter tous les cornets de mon RËVE
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